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73 % des travailleurs d’entrepôt envisagent de quitter à cause de la douleur : un signal qu’on ne peut plus ignorer

Une étude récente publiée par Modern Materials Handling révèle que 73 % des employés d’entrepôt ont déjà envisagé de quitter leur emploi en raison de l’inconfort ou du risque de blessure.

Dit comme ça, le chiffre frappe.

Mais sur le terrain, ca ressemble beaucoup à ce que nous constatons tous les jours.


Quand la pénibilité devient “normale”

Récemment, dans un entrepôt de pneus au Québec, un opérateur nous racontait avoir déchargé un camion de pneus, tout seul. Il ne se plaignait pas, c’était son quotidien, il trouvait ca normal. Notons qu’un pneu monté sur rim pèse entre 40 à 60lb.

Cette situation n’est pas un cas isolé.

Dans plusieurs environnements industriels, la pénibilité physique ne fait pas l’objet d’une décision consciente. Elle s’installe progressivement, jusqu’à devenir une norme silencieuse.

On ne parle pas d’un événement isolé, mais d’une accumulation :
des gestes répétés tous les jours, des charges manipulées encore et encore, des journées qui s’enchaînent, et parfois, le rythme est pire parceque c’est la haute saison (vos changements de pneus deux par an par exemple).

Et c’est précisément là que le problème commence.

Un impact qui dépasse largement la santé individuelle

Les données de l’étude confirment ce que l’on observe déjà :

Une part importante des travailleurs doit s’absenter en raison de douleurs ou de fatigue, parfois plusieurs jours, parfois plus longtemps.

Pour les organisations, les conséquences sont bien concrètes :

  • des équipes déséquilibrées
  • une pression accrue sur les employés présents
  • une productivité plus difficile à maintenir
  • et une rétention qui devient un enjeu critique

Paradoxalement, ces impacts sont encore peu mesurés.
Une minorité d’entreprises suit activement les troubles musculosquelettiques, alors même qu’ils influencent directement leurs opérations.


Ce que ces chiffres révèlent

On pourrait croire que le problème vient du poids des charges.

En réalité, il vient surtout de leur répétition.

Une charge modérée, manipulée quelques fois, reste tolérable.
La même charge, répétée des centaines de fois par jour, pendant des mois ou des années, devient un facteur d’usure majeur.

C’est rarement un geste qui cause un problème.
C’est l’ensemble des gestes, accumulés dans le temps.

Et dans bien des cas, les processus eux-mêmes ne sont pas conçus pour limiter cette exposition.


Des solutions existent — mais restent peu exploitées

Aujourd’hui, il est possible d’agir.

Certaines entreprises repensent leurs postes de travail.
D’autres optimisent leurs flux ou introduisent des aides mécaniques.

On observe aussi une adoption croissante des exosquelettes industriels, qui permettent de réduire la charge physique sans transformer complètement les opérations.

Ces approches ne visent pas à remplacer les travailleurs.

Elles visent à leur permettre de faire leur travail… plus longtemps, et dans de meilleures conditions.


Repenser ce que l’on considère comme acceptable

Les chiffres sont clairs.

La pénibilité physique n’est pas un irritant secondaire.
Elle influence directement la capacité des organisations à recruter, à retenir et à performer.

La vraie question n’est donc plus de savoir si le problème existe.

Elle est plus simple — et plus exigeante :

? qu’est-ce que l’on considère encore comme “normal” dans nos opérations ?

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